Une balade sportive imaginée par Marc Duez !

Imaginez : de belles voitures sportives à la fois récentes et ancêtres, un roadbook électronique pour profiter au maximum de la balade, un itinéraire rempli de chicanes, de petites routes sinueuses et de décors champêtres mis au point par le pilote automobile Marc Duez… De quoi rêver ! Pour notre plaisir, le concessionnaire Lotus et Caterham de Loncin, House of Speed, en a fait une réalité. J’ai ainsi participé à la première balade « House of Speed on the Road » de l’année et je vous en dis tout ! 

Il y a quelques semaines, j’ai découvert la concession House of Speed. A vrai dire, c’est lors d’un samedi pluvieux et maussade où je m’ennuyais à mourir que ma compagne m’a proposé d’aller découvrir cet établissement dont elle avait vu la publicité sur Facebook. Quelle bonne idée ! Côtoyer de près des Lotus flambant neuves ne pouvait que me remonter le moral. Sur place, j’ai rapidement découvert que les responsables de ce chouette garage étaient davantage des passionnés d’automobile et de sport moteur reconvertis plutôt que des anciens étudiants en relations commerciales. Il s’avère donc très agréable de discuter avec eux ainsi qu’avec les quelques personnes qui les aident — parfois bénévolement — à faire tourner la boutique, tout en découvrant les différents modèles de la gamme Lotus. En conversant autour de ces jolis bolides, Patrick Geladé, gérant de House of Speed (mais également d’autres structures comme GEPA Motos, à deux pas de là), m’a indiqué qu’il organisait régulièrement des événements « incentives » (comprenez « qui peuvent susciter l’intérêt ») afin de faire découvrir sa passion pour les véhicules de sport ainsi que d’exposer aux yeux de tous les différents modèles du constructeur britannique… en pleine action !

Vidéo de présentation des participants

House of Speed on the Road, by Marc Duez

Quelques semaines plus tard, je reprenais contact avec la « maison de la vitesse » pour leur demander s’il était possible de participer à leur première balade automobile de l’année , nommée House of Speed on the Road (qui s’est déroulée le samedi 16 avril 2016) dans le but de couvrir l’événement pour CAMM. Ma requête était complexe, cela dit, car ce rallye est réservé aux véritables véhicules sportifs ou ancêtres… en d’autres termes, ce n’est pas pour les diesel (et ils ont bien raison) ! Mais l’aventure avait de quoi attirer : l’itinéraire, élaboré par Marc Duez en personne, promettait de faire découvrir de très belles routes ardennaises…

Quelqu’un pourrait-il me prendre avec lui le jour J ? Rien n’était sûr, mais néanmoins, les organisateurs ont promis de tout faire pour ne pas me laisser sur le bord de la route et se sont mis en quête de trouver une solution. Chapeau, là où d’autres personnes se seraient probablement contentées de me dire « désolé Monsieur, cela ne va pas être possible », Patrick Geladé et Patrick Blaise (community manager), voulaient absolument me faire participer. En accord avec eux, je me suis donc pointé le samedi 16 avril au matin chez House of Speed  pour voir ce que nous pouvions faire.

C’est plein d’optimisme que je suis arrivé à 7h40 — un peu trop tôt — sur le parking de la concession Lotus de Loncin alors complètement vide. Bon, au moins, je savais que je n’allais pas tomber comme un cheveu sur la soupe. Quelques minutes plus tard arrivaient Patrick Geladé dans une sublime Porsche Cayman GT4 rugissante, suivi de près par Marc Duez — lui même — en Mercedes-Benz CLA Shooting Brake. Après une prompte poignée de main, les deux hommes s’attardèrent à mettre en place le petit déjeuner composé de croissants et jus d’orange pendant que j’admirais les véhicules exposés. C’est lorsque j’effectuais mes premières prises de vue (dans le but de réaliser une vidéo de la journée) que les participants arrivèrent les uns après les autres. Nouvelle Ford Focus RS (pilotée par un certain Robert Droogmans…), Audi R8, Lotus Exige, MG TF, Porsche 911, BMW M3… le ballet incessant de ces illustres sportives ainsi que les vocalises de leur échappement avaient vraiment de quoi faire tourner la tête (positivement, bien entendu).

Vers 9h45, le petit déjeuner alors bien descendu, une petite réunion de mise au point s’improvisa dans le show-room où Marc Duez et les responsables de House of Speed prirent la parole pour décrire l’organisation de la journée et remercier certaines personnes pour leur présence. « Chez House of Speed, on ne vend pas des voitures, on vend du plaisir » — bien dit ! A ce moment, Patrick Blaise vint me voir pour m’expliquer que personne ne pouvait me prendre en voiture (et oui, les Lotus Evora ou autres Audi R8 n’ont que deux places) mais que je pouvais participer à la balade avec ma Mercedes-Benz coupé diesel — histoire de bien m’imprégner de l’itinéraire et de ses chicanes ! « Ne t’en fais pas, dit-il, tu peux prendre ta voiture. On va juste te mettre un Tripy. » Heu… un quoi ?

En route avec le Tripy, roadbook électronique

Dans le but de rendre la balade la plus confortable possible et ainsi profiter au maximum de ses routes tourmentées, les organisateurs ont choisi d’utiliser un roadbook électronique. D’habitude, celui-ci est imprimé sur papier et comporte toutes les instructions permettant de suivre le chemin préparé. Cependant, la solution comporte plusieurs désavantages : premièrement, elle nécessite la présence obligatoire d’un co-pilote et deuxièmement, elle ne permet pas de retrouver son chemin lorsque l’on s’est perdu ! Et se tromper, dans ce genre de rallyes, est un fait courant. A l’approche de carrefours successifs ou dont le tracé tordu peut faire hésiter, il n’est pas rare de se lancer sur la mauvaise route pour se rendre compte — parfois bien plus tard — qu’il fallait tourner avant ou après. Pour limiter ces galères, House of Speed a donc décidé de recourir au Tripy, un roadbook électronique distribué par la société belge Neuronics.

Ce périphérique électronique s’utilise un peu à la manière d’un GPS, mais de façon simplifiée. En gros, tout le parcours est pré-enregistré dans l’appareil à l’aide d’un logiciel dédié qui contient toutes les étapes de la balade ainsi que chaque changement de direction. Le système utilise une antenne externe (à placer sur le pare-brise, par exemple) afin de recevoir les signaux GPS traditionnels grâce auxquels il peut précisément localiser le véhicule. Dès lors, le Tripy est en mesure de vous situer sur l’ensemble du parcours pré-établi et par conséquent, d’afficher la prochaine instruction. Celle-ci est présentée sous la forme d’un dessin — généralement composé d’une flèche — décrivant au mieux la manœuvre à effectuer (traversée d’un rond point, virage léger à gauche, passage d’un carrefour ou encore demi-tour). De plus, la distance vous séparant de cette étape à venir est indiquée en mètres (ou kilomètres) juste au dessus. Enfin, une petite boussole indique également au conducteur quel est le sens général à suivre. C’est très utile car ce roadbook est assez proactif, c’est-à-dire qu’il affiche l’instruction suivante un peu avant que vous ne soyez arrivé à l’instruction courante. En clair, si vous devez d’abord tourner à droite à un carrefour, puis 400 mètres plus loin prendre la seconde sortie d’un rond-point, la seconde instruction apparaît alors qu’il vous reste 20 mètres avant d’atteindre le carrefour de la première. Ce comportement est voulu et permet d’anticiper au maximum l’itinéraire, surtout lorsqu’il s’agit d’enchaîner les virages serrés et autres chicanes ! Cependant, parfois, arrivé à un carrefour, le système pouvait induire à l’erreur. C’est dans ce cas typique que la boussole permet de vous rappeler à l’ordre. En un coup d’œil, vous constatez que l’itinéraire à suivre est sur votre droite.

Dernier détail et non des moindres : si vous empruntez le mauvais chemin, le Tripy vous l’indique d’un son caractéristique. C’est alors que le tracé local de l’itinéraire apparaît, ainsi que votre position — qui en est forcément désaxée — afin que vous puissiez rapidement effectuer quelques manœuvres pour revenir sur le droit chemin. Cet appareil m’a donc permis de réaliser le parcours en étant seul dans mon véhicule. Bien sûr, au départ, il y a eu quelques couacs et j’ai fait plusieurs erreurs. Mais une fois compris les principes du Tripy, j’ai pu trouver mon chemin et arriver au premier checkpoint : le garage Mercedes-Benz CentrEtoile de Huy.

Petite pause glorieuse chez Mercedes-Benz

Le début du rallye était davantage une mise en bouche, histoire de chauffer les pneus et passer devant d’autres concessions liées de près ou de loin à House of Speed afin de leur rendre hommage ou de jouer un petit coup de pub. Quittant la concession Lotus par la N3 en direction de Hognoul, nous avons traversé Awans afin de rejoindre la rue de Wallonie à Grâce-Hollogne, à la frontière de Loncin. De là, nous avons longé le parc d’activités économiques puis les abords de Liège Airport (que d’établissements !) avant de nous envoler… sur la E42 pour 11 kilomètres : direction la sortie 6 — Villers-le-Bouillet. Terminé l’autoroute, nous ne la reprendrons qu’au retour, tout à la fin de la balade.

De là, rien de bien folichon (mais c’était voulu) : nous avons emprunté la N65 et N684 pour descendre jusqu’à Tihange (le Tripy nous indiquant la localisation des radars), puis bifurqué sur la N90 en longeant la Meuse et tous les centres commerciaux qui s’y entassent jusqu’à nous arrêter à la concession Mercedez-Benz CentrEtoile de Huy. C’est là que Patrick Geladé nous attendait avec un « Welcome pack », c’est à dire un sac fourni de dépliants Lotus, Mercedes-Benz et Volvo, mais aussi quelques vivres pour tenir le coup le long de cette balade (chocolats, bouteille d’eau, chips). Attention, on ne mange pas dans les voitures !

Sur place, ce fut l’occasion d’admirer la Mercedes-AMG GT qui était présente et se laissait approcher — et entendre — par les différents participants ébahis par la beauté de cette automobile plus que réussie. Surprise : était également présente sur le parking de la concession CentrEtoile une rarissime Mercedes-Benz SLR McLaren produite à moins de 1.800 exemplaires — une voiture qui, aujourd’hui, coûte au minimum 200.000 € sur le marché de l’occasion… mais comptez plutôt 350.000 € pour un modèle en très bon état !

Ce fut aussi l’occasion pour Patrick Blaise, community manager pour House of Speed, de prendre en photos les pilotes à leur arrivée et à leur départ, en pleine action. Avant que je ne reprenne le volant, Marc Duez vint vers moi pour mon confier, d’une voix sérieuse, « c’est maintenant que ça commence vraiment » !

C’est parti pour le vrai rallye !

Reprenant la N90 direction Tihange, nous l’avons très vite quittée afin de traverser le petit village d’Ombret avant de bifurquer à droite sur la N696. Ensuite, direction Villers-le-Temple par la rue de France. La route est étroite mais bien bitumée, entourée de champs, puis de plus en plus d’arbres et de végétation. Peu de traces d’urbanisme, c’est déjà l’occasion de s’amuser ! Et ça monte, doucement mais sûrement, ça monte. Arrivé au cœur de Villers-le-Temple, je me suis trompé à plusieurs reprises. Si le Tripy indiquait assez clairement quelle route il fallait prendre, je me répétais à chaque passage « Il ne faut quand même pas passer par cette route casse-gueule très étroite ? » Eh bien, si ! C’est la route du Thier de Scry, qui comporte un virage très serré, qui est interdite aux camions et qui traverse Scry jusqu’à la N63 (devenant rue de Villers et rue de Tillesse). Là, je commence à comprendre le but du jeu : éviter les routes principales qui mènent aux grands axes et donner priorité aux petites routes qui coupent à travers champs que l’on préfère éviter d’habitude, sauf impératif, tant il peut parfois s’avérer difficile de passer à deux voitures ! Ce n’est pas pour rien que ces routes sont interdites aux plus de 7,5 tonnes… Cela étant, ou la route est très sinueuse et l’on peut mesurer sa capacité à attaquer les virages, soit c’est une ligne droite dégagée où l’on ne se privera pas d’effectuer une petite pointe de vitesse… Dans tous les cas, on s’amuse !

A peine étions-nous sur la N63 que nous l’avons quittée pour emprunter la N66. Direction Ouffet en passant par Tinlot, Seny et Warzée. Cette route à travers champs est superbe et permet d’admirer d’immenses plaines verdoyantes et vallonnées. Ça monte et ça descend comme des montagnes russes ! Par ailleurs, c’est à Ouffet que j’ai compris comment bien utiliser le Tripy, car à plusieurs reprises, j’ai pris la mauvaise direction une fois arrivé à un carrefour ou l’autre. Le bon usage de la boussole électronique m’a finalement permis de retrouver mon chemin. Il suffisait simplement de rester sur la N66, qui zigzague fortement en traversant le petit village d’Ouffet. Nous avons continué sur cette nationale en direction de Hamoir, au travers d’un petit bois, où les chicanes se faisaient de plus en plus nombreuses.

Une fois passé Hamoir, nous avons tout de même quitté quelque peu la N66 pour prendre la direction de Sy, puis de My (ce sont bien des noms de villages). Le but était ici de rallier la petite entité de Trois-Ponts, l’un des plus beaux (et moins peuplés) villages de Belgique, en parcourant les routes secondaires et les petites bourgades : Izier, Burnontige, Werbomont, Chevron, Rahier, Basse-Bodeux ou encore Brume. Au travers de ces étapes, la route fut de plus en plus sinueuse et davantage bordée de sapins : nous arrivons bel et bien dans les Ardennes belges ! Que dire si ce n’est que le décor est apaisant, les routes sont calmes, entourées de nature sauvage et offrant de nombreuses opportunités de prendre un grand plaisir au volant d’une voiture de sport. En se dirigeant vers Trois-Ponts en provenance de Brume découvre-t-on petit à petit, en hauteur, la profonde vallée au cœur de laquelle est nichée ce petit village réputé. Et pour descendre au fond d’une vallée, il faut emprunter de nombreuses courbes (où la vue est dégagée), encore et encore, tout en admirant le somptueux paysage. Ce fut, selon moi, le plus beau passage de cette balade. D’autant plus qu’après avoir descendu toute la vallée, nous avons tout remonté illico en direction d’Aisômont. La route éponyme offre d’ailleurs un splendide panorama sur ce bassin naturel ; je conseille fortement de s’y attarder pour y faire quelques photos : c’est une perle de la Wallonie. Enfin, c’est au sud de Wanne, au lieu dit du Faix du Diable, dans les bois, que nous nous sommes arrêtés pour profiter d’un barbecue en pleine nature (et face au vent)… avant d’attaquer une tarte au riz à laquelle Marc Duez tenait beaucoup. Nous avions alors parcouru quelques 120 kilomètres…

Visite du Musée du Circuit de Spa-Francorchamps

Après la pause de midi, direction le Musée du Circuit de Spa-Francorchamps. Un établissement dont j’ignorais totalement la présence mais qui existe bel et bien, se situant dans le sous-sol de l’Abbaye de Stavelot ! Comme son nom l’indique, ce musée couvre l’histoire du mythique circuit belge au travers des différentes victoires mémorables qui s’y sont succédées. En plus de renseigner le visiteur sur le passé automobile du pays, en présentant nos pilotes de légende des plus anciens aux plus jeunes, le musée possède également une maquette du circuit où chaque section est commentée en audio description. Les pilotes étrangers, notamment ceux de Formule 1, sont également mis à l’honneur dans un « Hall of Fame » réservé aux grands vainqueurs.

Mais la principale attraction de ce musée, c’est sans conteste sa grande collection de véhicules : de nombreuses voitures de route ou de circuit ainsi qu’une bonne flopée de motos de tous types y sont exposées. Cette collection est dynamique : de bienveillants propriétaires prêtent ainsi leur automobile ou leur moto aux responsables des lieux pour une durée déterminée, permettant au public d’admirer des modèles authentiques et fonctionnels, et non des répliques ou des miniatures. C’est ainsi que lors de notre visite, je fus étonné d’y trouver une Ferrari F40, une Mustang GT3 (2007), une Porsche 908, une BMW M1 (1978) ou encore une Lotus Elite 14 (non, ce n’est pas une faute de frappe). Les motos, un peu moins nombreuses, sont tout de même bien présentes. Si les Suzuki et Yamaha dominent le rayon des sportives, on retrouve d’autres modèles plus anciens, notamment quelques exemplaires créés par la FN Herstal lorsque celle-ci était encore active dans le domaine des véhicules motorisés et des deux roues.

A la sortie du musée, ce fut à nouveau l’occasion d’admirer les véhicules des participants à la balade, tout en prenant quelques photos. Après une pause café pour certains, ce fut l’heure de remettre en marche les moteurs dans un doux vacarme résonnant dans l’enceinte de l’abbaye. Il était alors temps de suivre le dernier parcours du rallye, lequel devait nous ramener à notre point de départ, le parking de House of Speed.

Un retour tout aussi mouvementé

Bien que le programme principal de la journée soit passé, il restait toujours à revenir à notre point de départ. Pas question de tracer tout droit vers Loncin, la province de Liège regorgeant de belles routes que nous devions encore découvrir. C’est qu’il restait tout de même 140 kilomètres de balade à effectuer avant de pouvoir prendre le verre de l’amitié ! Au départ de Stavelot, nous nous sommes dirigés vers Lodomez, puis Beaumont. La route, toujours étroite, traverse des campagnes tranquilles où les courbes sont faciles à prendre. Nous avons alors traversé différents villages les uns à la suite des autres en direction de l’Est, tels que Born, Nieder-Emmels, Saint-Vith, Amblève, Bullange, Butgenbach ou Elsenborn. Le cadre est verdoyant, légèrement vallonné, mais pas aussi dégagé qu’à l’aller : les habitations y sont plus nombreuses, les villages un peu plus grands. Une jolie boucle au sein du territoire germanophone de la Belgique.

Ensuite, l’itinéraire nous a offert davantage de routes sinueuses et de chicanes : entre Ovifat et Longfaye, puis jusqu’à Hoffrai jusqu’à rejoindre la N68, les pneus ont chauffé ! Les routes, traversant les bois à plusieurs reprises, proposent parfois d’étranges paysages mêlant sapins, végétation dense et rochers abruptes. Est-on vraiment en Wallonie ? « On se serait cru en Corse ! » lança plus tard Patrick Blaise. Le moins que l’on puisse dire, c’est que pour moi, le dépaysement était garanti. Nous sommes alors descendus jusqu’à Francorchamps pour remonter ensuite vers Spa. De quoi bien s’imprégner de l’atmosphère et de l’environnement de Spa-Francorchamps, bien sûr — nous avons d’ailleurs longé le circuit par la N62. A partir de Spa, l’objectif était alors de filer vers l’Ouest pour aller rejoindre, à terme, l’autoroute E25 en passant par La Reid et Sougné-Remouchamps.

Arrivé à Remouchamps, notre itinéraire fut légèrement compliqué par l’organisation de la course cycliste Liège-Bastogne-Liège Espoirs. De nombreuses routes étaient interdites, d’autres étaient bondées de voitures mal garées et les forces de l’ordre contrôlaient le flux des véhicules en nous dirigeant vers l’une ou l’autre direction. Impossible dès lors de suivre le Tripy à la lettre. Heureusement, la petite ville était la véritable dernière étape de notre parcours avant de reprendre l’autoroute. Après quelques déboires, j’ai fini par reprendre cette dernière en direction de Liège. L’itinéraire se terminait donc par 35 kilomètres d’autoroute pour revenir au bercail.

Conclusion d’une journée de découvertes

De retour chez House of Speed à Loncin, ce fut l’occasion de prendre un verre, de discuter avec les adhérents, de faire plus ample connaissance et de s’exprimer sur notre journée de découverte des routes ardennaises. Et il semble bien qu’à l’unanimité, les pilotes et co-pilotes furent ravis de cette expérience. Force est de constater que chacun ou chacune a vécu la balade d’une façon différente en fonction du confort du véhicule, des compétences du pilote, de la connaissance de la région ou de la maîtrise du Tripy. Les deux Patrick, quant à eux, nous expliquèrent comment ils ont coupé le parcours à plusieurs reprises afin de s’arrêter à des points stratégiques pour prendre des photos (que vous pouvez retrouver en bas de cet article). De quoi garder un souvenir impérissable de la journée.

Ce que je retiens de ce rallye, c’est tout d’abord son côté exclusif : certains véhicules étaient tout de même fantastiques… Deux Audi R8, une Porsche Cayman GT4, des Lotus à profusion, des cabriolets anglais et des ancêtres de tout bord… les passants ont dû tourner la tête, et moi aussi ! Parallèlement, le nombre restreint de participants m’a permis de ne pas me sentir mal à l’aise ou perdu parmi des inconnus : l’ambiance est au beau fixe, tout le monde se connaît, c’est une petite famille qui se fait un plaisir de vous accueillir en son sein. Par ailleurs, les étapes de la balade furent brèves mais intenses. Pas question ici de passer trois heures à prendre le déjeuner : notre barbecue au Faix du Diable dura à peine une heure. Après tout, le but est de se faire plaisir sur les routes, et pas à table ! L’arrêt au Musée du Circuit de Spa-Francorchamps était tout à fait opportun, cela nous a permis de digérer tranquillement tout en contemplant une collection de véhicules sportifs hors du commun. Et le parcours, dans tout ça ? Un savant mélange de voies rapides pour se préparer ou se reposer, de traversées de villages, de routes de campagnes et de chemins sinueux. La diversité des paysages rencontrés m’a vraiment enthousiasmé : tantôt de larges prés, tantôt un relief vallonné, passant du village à la forêt de sapins sans oublier les flancs de côte et leurs rochers acérés. Un véritable album photo vantant les beautés de la province de Liège.

Ce n’est pas pour rien que j’ai tenu à ce que les organisateurs m’envoient une copie PDF du roadbook suivi : à la première occasion, je m’élancerai à nouveau sur ce superbe parcours… avec une pensée pour Marc Duez avant d’attaquer la moindre chicane !

Je tiens à remercier les responsables de House of Speed, ainsi que Marc Duez, pour m’avoir donné l’opportunité de participer à ce rallye afin de vous en faire découvrir les tenants et aboutissants.

Galerie photo

Crédit photos : CAMM et House of Speed.

6 commentaires

  • Pingback: Trackday sur le Circuit des Ecuyers avec House of Speed ! | CAMM

  • Très belle journée, très beau reportage, à bientôt… Philippe Leruth

  • Merci pour cette belle évocation de notre petite ballade

  • Gelade Patrick

    Superbe évocation de notre ballade, merci à toi pour ta présence

  • Excellent reportage et belles photographies. Je pris beaucoup de plaisirs à vous lire et visionner l’album photos.
    En ce qui concerne le Tripy 2, il y a quelques erreurs concernant son fonctionnement mais la chose est pardonnable puisqu’il s’agissait de votre première utilisation.

    Si vous souhaitez vous familiariser avec ce génial gps destiné et conçu exclusivement pour la balade, même s’il peut-être utilisé comme un gps ordinaire en moins performant, il vous suffit de consulter mon site web: http://www.jcvht.be

    Vous pourrez y consulter le tutoriel de la description des commandes du logiciel d’exploitation « ROAD TRACER PRO » ainsi que l’outil indispensable à l’utilisation du gps Tripy, l’ « AIDE-MEMOIRE TRIPY 2 « .

    Ce site est reconnu par la société Tripy (Gosselies) – Neuronics, vous pouvez aussi le consulter via la rubrique « Forum » (Communauté Tripy) du site « Tripy »

    Mon site est en cours de modernisation et seules les pages du tutoriel et de l’aide-mémoire restent à être modifiées. Elles sont quant même consultables dans leur anciennes versions.

    Pour terminer, les dernières statistiques des consultations pour ce mois-ci sont visibles sur la page « Facebook jcvht.be » via l’adresse https://www.facebook.com/jcvhtbe-1516834325301614
    Bonne découverte.

  • Arnaud Roberti

    Très bel article qui donne une furieuse envie de sillonner et decouvrir nos routes secondaires au volant d’une légende :). Bravo !!

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