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Trackday sur le Circuit des Ecuyers avec House of Speed !

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Le 8 août 2016, l’unique concession Lotus et Caterham de Wallonie, « House of Speed », organisait son second « track day » de l’année au Circuit des Ecuyers. Un événement sensationnel qui profita tant aux néophytes qu’aux pilotes chevronnés, grâce à un tracé technique et abordable à la fois. Pour le plaisir des yeux et des oreilles, CAMM était présent pour vous en retranscrire les meilleurs moments… avec photos et vidéos !

Quel(le) passionné(e) d’automobile n’en a jamais rêvé ? Au volant de sa voiture de sport, préalablement bichonnée et préparée comme il se doit, prendre la direction d’un circuit dédié à la course, caressant le doux désir de se laisser entraîner, quelque temps plus tard et sans la moindre limitation de vitesse, par les frissons que procurent chaque courbe, chaque chicane, chaque ligne droite… Un pur moment d’allégresse qui, de prime abord, n’est accessible qu’aux initiés ou autres privilégiés. En effet, rouler sur circuit — qui plus est avec son propre véhicule — coûte cher et nécessite souvent une préparation technique et financière non négligeable, alors que les occasions de ce faire sont plutôt rares. Une inaccessibilité manifeste que « House of Speed [4] » a voulu contrecarrer. Ainsi, la florissante concession liégeoise, unique représentante des marques Lotus et Caterham en Wallonie (Belgique), organise plusieurs fois par an un sensationnel « track day » sur un circuit qui l’est tout autant : le Circuit des Ecuyers. Un événement accessible, sûr et épanouissant qui met avant tout un point d’honneur à respecter le niveau et les compétences de chacun(e). Un seul mot d’ordre : la convivialité ! Le 8 août 2016, j’ai ainsi été convié à participer au dernier track day en date organisé par House of Speed. Une journée inoubliable, riche en rencontres et en découvertes, dont je tenais absolument à vous en présenter les tenants et aboutissants. En piste !

La concession liégeoise n’en est pas à son coup d’essai en matière d’incentives, ces journées ayant pour but de faire découvrir la passion pour l’automobile — et plus particulièrement les sports mécaniques — aux amateurs désireux de franchir le pas. Parmi les événements qu’elle organise peut-on citer les multiples rallyes automobiles axés sur la découverte des plus belles routes de nos régions (dont celui imaginé par Marc Duez [5]), les balades conjointes avec le Club Team Lotus Belgium, les « after six » sur le circuit de Spa-Francorchamps et bien entendu, les track days. Bien que certains de ceux-ci se déroulent en Belgique (comme à Mettet sur le Circuit Jules Tacheny), le rendez-vous à ne pas manquer reste sans conteste celui qui prend place à Beuvardes, petite bourgade française du département de l’Aisne en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, sur l’exaltant Circuit des Ecuyers. Ce dernier comporte une piste de 3,5 kilomètres dédiée à l’initiation, l’entraînement et le perfectionnement, nichée dans un cadre naturel et verdoyant de cinquante hectares. Un décor vallonné et apaisant où les pilotes peuvent prendre part à leur activité favorite à l’abri des regards et du tumulte des grandes villes.

Afin de ne pas en perdre une miette, le track day s’étale sur une bonne partie de la journée, de 9 h à 18 h. C’est donc pour en profiter au maximum que je m’y suis rendu la veille (comme beaucoup d’autres participants d’ailleurs) et ai séjourné à l’hôtel, à Château-Thierry — la ville la plus proche — après plus de trois-cents kilomètres de route depuis mon foyer Namurois. Dès 8 h, les premiers participants arrivèrent et se mirent illico à apprêter leur bolide. Si certains se servirent de leur véhicule de sport pour se rendre jusqu’au circuit, d’autres préférèrent amener ce dernier sur une remorque afin d’éviter toute usure superflue des trains roulants ou de la mécanique. Au soleil levant, c’est donc un ravissant spectacle qui s’offrit à moi (et aux autres) : une Lotus Elise descendant lentement de son porteur, une Caterham Seven se faisant décapoter, le pare-brise d’une Porsche 911 nettoyé d’un cimetière de moustiques ainsi que d’autres préparations des pneus, du volant ou des combinés d’instrumentations — permettant notamment de mesurer les performances du conducteur sur circuit. Voir ces passionnés d’automobile appareiller leur monture de la sorte constitue en soi une première bonne raison de participer à ce track day. Au fur et à mesure que les participants entrèrent en scène dans les paddocks, les premiers échanges se constituèrent entre propriétaires de Porsche, de Lotus ou de Caterham ; entre pilotes confirmés et amateurs venus s’essayer ; entre aficionados de sports mécaniques et amoureux de l’histoire de l’automobile… sans la moindre barrière sociale, culturelle ou linguistique.

Peu avant 9 h, les coureurs furent invités à prêter attention au discours d’Eric Snel et Patrick Geladé, qui donnèrent toutes les consignes nécessaires au bon déroulement de la journée. Pour les besoins de celle-ci, l’entièreté du circuit (modulable en deux configurations plus courtes) fut alloué — soit 3,5 kilomètres de bonheur. Pour ce track day au Circuit des Ecuyers, le principe était simple : on y roule en « open pit lane ». Si comme moi vous ignoriez de quoi il s’agit, cela consiste à laisser les conducteurs et leur passager s’élancer sur la piste quand bon leur semble, sans départ commun, sans chrono et sans restriction sur le nombre de tours ou de temps passé sur circuit. Libre à chacun de choisir le meilleur moment pour s’adonner à sa passion et pour quelle durée. Dès lors, la formule permet de laisser au placard tout esprit de compétition vous poussant à vouloir finir premier — ou ne pas finir dernier — au profit du plaisir et de la convivialité. C’est ainsi que les débutants (tels que moi) purent rouler en toute sérénité sans la moindre pression pendant que d’autres firent bon usage de leurs talents. Le but de ce track day fut clairement orienté sur la découverte des sensations que peuvent procurer les véhicules de sport, quelle que soit leur architecture.

Pour revenir aux instructions des organisateurs, ils insistèrent notamment sur l’obligation du port du casque (et de la ceinture de sécurité, cela va de soi) et recommandèrent aux participants de mettre en place leur crochet de remorquage dans le but de faciliter le dépannage en cas de sortie de route. Sur le circuit, différents drapeaux peuvent être agités selon les circonstances et il fut nécessaire d’en rappeler la signification aux conducteurs. Par exemple, le drapeau jaune indique une situation dangereuse (débris, accident, sortie de piste) recommandant aux coureurs de ralentir et d’accroître leur vigilance, le drapeau rouge indique l’arrêt immédiat de la course (quelle qu’en soit la raison) alors que le drapeau noir sur un véhicule particulier enjoint son pilote à sortir temporairement du circuit suite à une conduite jugée incorrecte. A ce propos, il fut demandé aux conducteurs d’éviter les manœuvres un peu trop extrêmes telles que les « drifts » (qui consistent à faire déraper l’arrière de la voiture de façon contrôlée). Une injonction rassurante pour les pilotes moins expérimentés ! Quant aux dépassements (forcément fréquents compte tenu de la disparité des véhicules présents) et pour citer Patrick Geladé qui me rassura sur le sujet, « C’est celui qui dépasse qui doit s’occuper de tout. » Cela étant, une petite indication via le clignotant du véhicule permet déclarer à son suiveur « J’ai conscience de ta présence, tu peux me dépasser maintenant. »

Avant que cet open pit lane puisse être officiellement ouvert, les participants furent conviés à suivre Patrick Geladé sur le circuit afin d’effectuer quelques tours de reconnaissance. Une première étape très utile quand on connaît la longueur du circuit (3,5 kilomètres) ainsi que ses multiples caractéristiques : dix-huit virages de tout type (rapide, lent, épingle, chicane, parabole, dévers positif et négatif), une ligne droite de 500 mètres et un dénivelé naturel de 3 à 5 %. Dans le but d’assurer la sécurité des coureurs, la piste offre une largeur de 10 mètres étendue à 12 dans les virages. L’absence de barrière permet d’éviter de « plier » sa voiture en cas de sortie de route alors que de larges dégagements en herbe précèdent les traditionnels bacs à gravier et murs de pneumatiques censés ralentir et stopper les véhicules en perte totale de contrôle. Enfin, il fut demandé aux participants de vérifier régulièrement le niveau de carburant de leur véhicule (un oubli est vite arrivé lorsque l’on s’amuse…) ainsi que la pression des pneus ou le niveau d’huile. Quant à la mesure du volume sonore de l’échappement, limité à 95 db, il fut régulièrement assuré par le personnel du circuit. Par ailleurs, les dirigeants de House of Speed ne furent pas présents que pour s’amuser : un support mécanique gratuit fut proposé aux propriétaires des véhicules sportifs en cas de petit souci technique ou pour diagnostiquer d’autres problèmes s’ils devaient y en avoir. Equipés comme il se doit, Dominique, Colin et les autres intervinrent régulièrement, que ce soit pour regonfler un pneu ou vérifier la montée en température du moteur. De quoi rassurer les participants des futures éditions du track day : il se déroule en toute sérénité.

Le circuit étant accessible de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h, une pause déjeuner s’est logiquement imposée après une matinée déjà bien chargée en sensations pour certains. Pas la peine d’apporter ses tartines, un buffet froid était organisé au « Fary », le restaurant-traiteur du Circuit des Ecuyers. L’occasion unique de nouer des liens, échanger des points de vue, relater des expériences passées et plaisanter dans la bonne humeur avec les différents protagonistes présents. Pour d’autres, cette large pause fut également le bon moment pour ravitailler leur bête en carburant. Bien sûr, nul(le) n’est tenu(e) de rester jusqu’à 18 h et certains propriétaires décollèrent de Beuvardes juste après cet alléchant repas. Les voitures au repos, ce fut à nouveau l’occasion pour les personnes présentes de les admirer de façon statique ou de les immortaliser cliché après cliché. Je m’attelai quant à moi à filmer plusieurs prises de vue dans le but de vous présenter les différents véhicules participant au track day, ce que vous pourrez découvrir en bas de cet article.

L’après-midi, une fois les nombreuses prises de vue sur circuit enregistrées dans la boîte et alors que la valse des bolides battait toujours son plein, il me tardait de pouvoir goûter aux joies de la conduite sur piste. « En tant que passager », insistais-je régulièrement, tant j’appréhendais l’idée de prendre le volant de ma propre Ford Mustang [6] au côté de Lotus Elise, Caterham Seven, Porsche 911, Funyo 5 ou Renault Clio RS dont les conducteurs semblaient posséder de très bonnes compétences de pilotage — ce dont je fais cruellement défaut, manque d’expérience oblige. Très ouverts, Patrick Geladé et Dominique Sandona, tous deux travaillant pour House of Speed, me proposèrent quelques tours en tant que spectateur. C’est d’ailleurs un des objectifs du track day : faire découvrir aux intéressés les performances des véhicules Lotus et Caterham, en tant que passager ou même comme conducteur — ce dont nombre de participants ne se privèrent pas ! Alors que Patrick Geladé me fit découvrir le tracé du circuit à pleine vitesse et où à chaque virage, je ne pouvais m’empêcher de penser « Ça ne passera jamais ! » tant sa technique affûtée lui permet d’enchaîner les courbes à plein gaz, Dominique Sandona me proposa une petite balade en Caterham CSR Cosworth. Un véhicule qui multiplie littéralement les sensations, faisant passer les montagnes russes d’un certain parc d’attraction de Marne-la-Vallée pour une promenade de santé.

Assis très bas, les jambes tendues, l’asphalte à portée de main et le train arrière juste sous les fesses, je remarquai rapidement que l’impression de vitesse à bord d’une Caterham est tout bonnement incroyable. Les cheveux au vent et les mains accrochées à tout ce qui peut l’être (c’est-à-dire pas grand-chose), l’on ressent le moindre sursaut de couple du moteur tout comme chaque passage de rapport, tandis que l’échappement vrombissant transmet ses vibrations jusque dans le bas-ventre. Les changements de trajectoire s’accompagnent de mouvements de caisse brefs mais intenses, les accélérations vous plaquent contre le fin dossier du siège, les freinages sont puissants et l’ensemble est diablement communicatif. Un vrai plaisir ! A bord de cette CSR Cosworth, Dominique Sandona ne faisait qu’un avec la route. Après quelques tours, je dus me résoudre à lui demander de sortir du circuit, la gorge serrée, retirant prématurément le casque que l’on m’avait prêté et perdant toute confiance en ma capacité à retenir dans l’estomac ce que j’y avais déposé quelques temps plus tôt. De retour aux paddocks sous l’hilarité générale (de bon goût), je mis quelques minutes à reprendre des couleurs. Que d’émotions ! « On y a été doucement, pourtant… » déclara Patrick Geladé, mais les sourires attendris qui m’entourèrent me firent penser le contraire. La vidéo qui suit vous donnera un aperçu des sensations que l’on peut éprouver lors d’un track day avec House of Speed. A votre tour de vous accrocher !

Après avoir reçu cette énorme dose de sensations, il ne me restait plus qu’à vivre véritablement, à la première personne, l’expérience de ce track day. Bien que j’eus été au départ réticent à lâcher ma Mustang Ecoboost sur la piste (pour des raisons diverses et variées), Patrick Geladé sut trouver les mots justes pour me convaincre. Après tout, c’était une opportunité en or ! « Ce n’est pas tous les jours que tu pourras t’essayer sur un tel circuit sans qu’il soit surchargé, assura-t-il, il ne peut rien t’arriver, c’est 100 % sûr ! » Force est de constater qu’il avait parfaitement raison. Afin de me rendre la tâche plus facile, à moi qui n’avait pas couru sur le circuit jusqu’à lors, Colin Romain (House of Speed) me proposa de le suivre. A bord de la Caterham Seven 355 R, il me montra comment aborder les quelques dix-huit virages du circuit, d’abord doucement, puis de plus en plus vite… jusqu’à, bien entendu, prendre son « envol » et me laisser me débrouiller. J’ai parcouru cinq tours sur ce splendide circuit et le moins que je puisse dire, c’est que je me suis vraiment amusé. Les virages s’enchaînent et ne se ressemblent pas, chacun a sa spécificité et sa façon d’être attaqué. Avec mes compétences basiques, je me débrouillai tout de même bien, poussant la Ford Mustang (alors configurée en mode « Circuit », bien sûr) plus fort que je ne l’avais jamais fait. Je fus d’ailleurs bluffé par la tenue de route de cette dernière, accrochant davantage que je ne l’aurais parié. Cependant, les pneus chauffant tour après tour, le décrochage du train arrière me semblait de plus en plus imminent. Après avoir pris cœur à pousser la bête (notamment jusque 160 km/h sur la ligne droite de 500 mètres), je décidai de ne pas user les pneus davantage et de rentrer aux paddocks, extrêmement satisfait. Je ne regrettai alors qu’une seule chose : ne pas m’être élancé plus tôt !

Je ne pouvais terminer ce reportage sans présenter en vidéo la plupart des participants présents lors de ce track day du 8 août 2016. Dans la vidéo ci-dessous, vous pourrez observer sous toutes leurs coutures les quelques Porsche présentes (911 Carrera 4 GTS, 911 Turbo S, 911 Carrera Cabriolet, Cayman GTS, Cayman GT4, etc.) mais aussi et surtout les Lotus Elise Series 2 (111R et 111S), les Caterham Seven 355 R et CSR Cosworth ainsi que quelques véhicules non immatriculés et donc 100 % dédiés à la course : une Lotus Elise « Red Water » préparée par l’équipe de Patrick Geladé, une Renault Clio RS que se partagent quelques membres et sympathisants de House of Speed ainsi qu’une très étonnante Funyo 5, une monoplace taillée pour la piste dont je n’avais jamais entendu parler. Ouvrez grand les yeux et profitez de chaque détail, comme si vous y étiez !

Lors de cette journée passée à Beuvardes, j’ai découvert comment se déroulait un track day, plus précisément lorsque celui-ci est organisé par House of Speed. L’accessibilité de l’événement ainsi que l’ambiance bon enfant m’ont particulièrement plu. Loin de l’esprit de compétition et de la démonstration de performance, cette journée relève davantage de la sortie entre bons amis où l’on s’amuse et l’on pousse son véhicule de sport sans se prendre la tête, sans se battre pour le podium, sans craindre le moindre jugement. Ici se retrouvent tant des as du volant que des amateurs, les premiers conseillant volontiers les seconds. Loin des clichés dont peut souffrir le monde du sport automobile, la journée a également fait la part belle aux conductrices, leur permettant de piloter le bolide de leur mari ou compagnon. In fine, le but de l’événement est de (re)découvrir son véhicule et d’en profiter au maximum, de s’amuser pour soi tout en côtoyant d’autres passionnés avec qui il sera toujours agréable de discuter. Avec aussi, à la clé, la possibilité de vivre des sensations en tant que passager dans des voitures de rêve ou de réaliser un essai personnalisé à bord d’une Lotus ou d’une Caterham Seven… de quoi en tomber amoureux !

Le prochain track day au Circuit des Ecuyers organisé par House of Speed aura lieu en 2017. Si vous êtes intéressé(e), je ne peux que vous conseiller de vous tenir au courant des prochaines dates en vous rendant sur le site web de la concession : www.houseofspeed.be [4]. Qui sait, peut-être nous y retrouverons-nous pour évoquer notre passion commune ?

Galerie photo

Crédit photo : © CAMM et House of Speed.

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