Présentation de la nouvelle Audi A4 à Anderlecht

Ce 31 octobre 2015, Audi a convié une poignée d’invités à une soirée haute en couleurs à l’occasion de l’arrivée de la nouvelle A4. C’est à la salle d’événements « AA Dock’s » d’Anderlecht que les journalistes, clients, chefs d’entreprise et autres invités « VIP » ont pu découvrir les nombreuses nouveautés technologiques se cachant sous un design sobre et familier, ayant bien plus évolué qu’il n’y paraît.

Après huit années de bons et loyaux services, la quatrième génération de la berline phare du constructeur d’Ingolstadt, l’Audi A4, a atteint l’âge de la retraite — bien méritée — et s’apprête enfin à passer le flambeau à son héritière, nommée « B9 » en interne. Suite au développement de la concurrence, avec la BMW série 3 (« F30 ») arrivée en 2012 et plus récemment, la Mercedes-Benz Classe C (« W205 »), la marque aux anneaux se devait de réagir en proposant une berline esthétiquement rafraîchie, bien sûr, mais également mise à jour sur le plan technologique. Les récentes évolutions en matière de multimédia, d’assistance à la conduite et de sécurité rendaient la berline actuelle presque désuète. Dévoilée en terrain connu au IAA (Internationale Automobil-Ausstellung) de Francfort en septembre dernier, la nouvelle Audi A4 n’a pas attendu longtemps pour être disponible à la commande chez les concessionnaires européens. Avant de pointer le bout de sa calandre chez ces derniers, la berline de luxe s’est invitée à une avant-première bruxelloise dynamique, chic et colorée. La salle de réception « AA Dock’s » à Anderlecht, rebaptisée « Audi Progress Lounge » pour l’occasion, a reçu de nombreux privilégiés — conviés sur invitation — afin de présenter la bête tant sur la forme que sur le fond. CAMM était présent afin de donner ses premières impressions sur celle qui devra défendre l’image d’Audi pendant au moins sept années, et ce sur fond de scandale du « Dieselgate ».

A leur arrivée, les convives furent accueillis dans une première salle de réception où ils purent apprécier un honorable champagne et quelques dignes zakouskis tout en observant, curieux, la nouvelle Audi A4 entièrement dissimulée sous une housse de tissu. Sans trop attendre (et heureusement), les organisateurs prièrent les invités de passer dans une salle de projection annexe où une présentation orale d’environ quinze minutes fut assurée par Monsieur Joris Spigt, Head of Sales and Network Operations chez Audi Belgium. Après avoir fait la lumière sur le récent scandale du logiciel truquant les émissions polluantes de certains moteurs diesel du groupe, le speaker mit rapidement l’accent sur les nouveautés de l’Audi A4 ainsi que sur certains chiffres flatteurs comme les parts du constructeur sur le marché des véhicules de société. Ensuite, les invités eurent droit à un show musical dansant où, ô surprise, les bracelets lumineux distribués à l’entrée scintillèrent à l’unisson sur le rythme des mélodies. Après un final axé sur certains termes clés tels que « Audi Virtual Cockpit », « Quattro » ou encore « Audi DEL Matrix », le voile fut enfin levé — au propre comme au figuré — sur la nouvelle A4 et la seconde salle de réception qui permettait d’y admirer trois modèles différents… tout en se régalant d’un apéritif dînatoire plutôt goûteux !

Les premières photos officielles de la nouvelle Audi A4 avaient laissé un sentiment de perplexité chez la plupart des amateurs d’automobile. En cause, un design très — voire trop — proche de la précédente génération que d’aucun qualifiait de timide évolution plutôt que de révolution. Et pourtant, en contemplant le véhicule de près, force est de constater que les changements esthétiques sont bel et bien présents et nombreux, à la fois subtils et franchement jolis. A commencer par ces phares avant au dessin anguleux et acéré qui s’avèrent plus homogènes et harmonieux que sur d’autres modèles du constructeur. Bonne nouvelle : bien que les phares à technologie DEL (ou DEL Matrix) soient optionnels, l’A4 se dote de série de phares au xénon. Fini les halogènes au look indigent, la nouvelle berline bénéficiera d’un regard distingué et performant dès l’entrée de gamme. A l’avant toujours, le capot se révèle plus complexe qu’attendu. En effet, au lieu d’être parfaitement ajusté avec la calandre, les phares et les ailes avant, ce dernier « déborde » littéralement sur chacune de ces parties. Si cette caractéristique n’est pas très visible sur photo, elle rend la proue de l’A4 particulièrement agressive et futuriste. Non, le capot n’est pas mal fermé ! Celui-ci est d’ailleurs également marqué de deux nervures par côté, elles aussi bien plus marquées qu’il n’y paraît et donnant davantage de volume sur cette partie de carrosserie où les exubérances ne sont pas faciles à créer. Sur le profil et jusqu’aux feux arrière, l’arête « débordante » se montre tout aussi complexe et profonde que sur le capot. La beauté réside dans les détails et les designers de cette automobile l’ont bien compris. De près, toujours, l’on constate également toute la complexité du profil dans sa partie basse ou des lignes du pare-chocs arrière. Quant à la face avant, celle-ci propose déjà de beaux arguments dans sa finition de base. Affublée du pack S-Line, elle se dévergonde bien plus que les précédentes générations avec des prises d’air particulièrement marquées ainsi qu’un spoiler large et apparent. En résumé, cette nouvelle Audi A4 est reconnaissable au premier coup d’œil lorsqu’on la regarde dans sa globalité, mais révèle de nombreuses extravagances au fur et à mesure que l’on s’en approche. Finalement, cette nouvelle mouture est en de nombreux points différente de son aînée !

Pourtant, les véritables nouveautés de cette Audi A4 se trouvent dans l’habitacle. Au premier regard, les finitions intérieures de la berline sont tout bonnement exceptionnelles. Difficile de ne pas être séduit par la qualité perçue tant les matériaux et l’assemblage dégagent une sensation de luxe, de qualité, de robustesse et d’exclusivité. Avec un design à la fois sobre et sophistiqué, la planche de bord exhibe des éléments en aluminium brossé très raffinés ainsi que des commandes finement détaillées, parfaitement ajustées et ornées de brillant. L’écran tactile central offre une haute résolution, un excellent contraste et des couleurs chaudes, tout comme les commandes de climatisation automatique confort à trois zones dont les petits afficheurs LCD présentent un graphisme fin et profond. Adieu les boutons superflus : la plupart des opérations peuvent se commander via l’écran tactile de la console centrale alors que les quelques commandes rapides qui subsistent (ESP, assistance au parking, désembuage, etc.) sont sagement alignées sous celle-ci. Dommage que le levier de vitesses, lui aussi très travaillé et recouvert tant d’aluminium que de cuir perforé, soit encore entouré de nombreux boutons fonctionnels.

Parmi les grandes nouveautés de cet habitacle peut-on citer le système « Audi Virtual Cockpit », soit un combiné d’instruments de bord entièrement digital : un large écran LCD permet d’afficher les compteurs, mais également tous les réglages habituels de l’ordinateur de bord, le guidage GPS, le service « Audi connect » ou encore les informations sur les médias disponibles (radio, CD, etc.) — le tout via quelques commandes au volant. Le système GPS haut de gamme proposé est le « MMI Navigation Plus ». Notons également que la nouvelle A4 peut recevoir en option un pré-équipement pour Apple CarPlay ou Android Auto, même si ceux-ci ne sont pas encore disponibles pour Audi Belgique.

Au rayon des autres nouveautés, de nombreux systèmes d’assistance sont au rendez-vous : Parking Assist intégral (vous savez, la voiture qui se gare toute seule en créneau), l’ « Active Lane Assist » (régulateur de vitesse et de distance sur autoroute), l’ « Audi Side Assist » et « Pre Sense Rear » (pour éviter les collisions de côté ou de l’arrière sur autoroute) et bien sûr, la reconnaissance des panneaux de signalisation avec affichage « tête haute ». Le châssis peut quant à lui se doter d’un amortissement et d’une direction réglable électriquement grâce à l’ « Audi Drive Select », lequel agit également sur l’étagement de la boîte de vitesses et du couple moteur. Pour les mélomanes, l’habitacle peut être équipé d’un ensemble de dix-neuf haut-parleurs Bang & Olufsen. Enfin, l’un des gros points forts de cette nouvelle A4 est sans conteste son offre de motorisations. Côté essence, deux blocs sont actuellement proposés au catalogue, le petit 1,4 L TFSI développant tout de même 150 ch et le 2,0 L TFSI offrant 190 ou 252 ch. Seul le premier moteur propose une boîte manuelle à six rapports, le second s’équipe d’office d’une boîte automatique S tronic. Le second bloc est également disponible en version Quattro (quatre roues motrices). Côté diesel, on retrouve le quatre cylindres 2,0 L TDI de 136, 150 ou 190 ch ainsi qu’un V6 3,0 L TDI de 272 ch. Ici aussi, la boîte manuelle n’est disponible que pour les deux premières puissances (136 et 150 ch) alors que transmission intégrale Quattro est réservée au 2,0 L TDI de 190 ch et imposée pour le V6 3,0 L. Et l’hybride dans tout ça ? Actuellement, rien n’est disponible dans ce segment. Cependant, gageons qu’Audi présentera assez rapidement une version « e-tron » de son A4, une plug-in rechargeable qui devrait combiner le bloc 1,4 L TFSI à un moteur électrique. Quid d’une A4 totalement électrique ? A voir les résultats encourageants de l’américain Tesla, que ce soit en termes de profits ou de performances, rien n’est impossible…

Quelques chiffres pour terminer1. La nouvelle A4 débute symboliquement sous la barre des 30.000 €, soit 29.950 € pour la finition de base équipée du bloc 1,4 L TFSI de 150 ch. Pour 1.900 € supplémentaires, la berline peut recevoir une parure « Sport » ou « Design » quelque peu plus flatteuse. Vous préférez la très prisée finition « S-Line » ? Comptez 1.984,40 € pour la seule partie extérieure. Les peintures métallisées se monnaient à 1.064,80 € contre 2.867,70 € pour les teintes nacrées ou personnalisées. Comptez également 1.421,75 € pour les phares DEL unidirectionnels ou 2.268,75 € pour la technologie « DEL matrix ». Enfin, la climatisation électronique à trois zones vous en coûtera 816,75 € alors que l’« Audi Virtual Cockpit » ne coûte que 598,95 €… mais se combine obligatoirement avec le système « MMI Navigation Plus » à 3.200,45 € ! Côté motorisations, la boîte S tronic équipe les moteurs les moins puissants pour 2.400 € supplémentaires alors qu’elle est imposée sur les autres. De base, comptez 32.800 € pour un 2,0 L TDI avec boîte manuelle ou 35.200 € avec la boîte automatique. La version 190 ch monte à 39.100 € (S tronic d’office) ou 41.900 € en transmission Quattro. Le V6 TDI se veut nettement plus gourmand avec un tarif élitiste de 48.499,99 € (de base, toujours). Enfin, le bloc 2,0 L TFSI de 190 ch débute à 36.300 € alors que la version poussée à 252 ch est à 41.350 € (ou 44.150 € en Quattro). Attention, les tarifs pour la version break (« Avant ») sont quelque peu supérieurs. Par exemple, la 2,0 L TDI manuelle de 136 ch débute à 34.650 €, soit 1.850 € de plus que la berline. Et sur la break, le 1,4 L TFSI semble ne pas être disponible.

Avec une telle armada de nouvelles technologies et de finitions haut de gamme, la nouvelle Audi A4 est fin prête à concurrencer ses rivales allemandes, mais aussi anglaises (Jaguar XE), suédoises (Volvo S60) et japonaises (Lexus IS ou Infiniti Q50). Vivement l’essai !

1 Tarifs belges au mois de décembre 2015.

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