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BMW 525d (E60) : Fiable, supposiez-vous ?

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Sur le marché de l’occasion, le trio allemand a la cote. Audi, Mercedes-Benz et BMW sont incontournables dans notre plat pays et nombreux sont ceux qui rêvent de s’offrir le luxe à l’allemande en seconde main. Si la BMW Série 5 vous inspire un sentiment de sécurité, de luxe et de fiabilité, vous pourriez bien être surpris. Récit de deux années d’aventures et mésaventures.

De nos jours, le marché des véhicules d’occasion est devenu une véritable alternative, supplantant depuis des années déjà celui des voitures neuves. Ainsi, en 2010, 666.248 véhicules d’occasion ont été immatriculés en Belgique, contre 547.347 véhicules neufs. La hausse globale du prix de l’automobile et la dimension sociale qu’elle représente chez nous peuvent aisément expliquer ce phénomène. Plus particulièrement, les voitures « premium » allemandes, très prisées en Belgique, sont systématiquement assurées d’un bel avenir sur le marché de l’occasion. Les BMW, Audi et autres Mercedes-Benz remportent en effet un très large succès, tant elles véhiculent une image de luxe, de puissance, de sportivité et de fiabilité. Alléché depuis des années, j’ai moi-même craqué il y a quelques années sur la berline du milieu de gamme BMW, la série 5. Les méfaits du « downsizing » menaçant les six cylindres de disparaître du paysage automobile, j’ai jeté mon dévolu sur une 525D E60 de 2005 pour 90.000 kilomètres au compteur, un « six en ligne » de 163 cv (177 cv en France) qui me réservait bien des surprises… bonnes comme mauvaises. Si vous cherchez à acquérir une BMW d’occasion, cet essai détaillé est pour vous. Bouclez votre ceinture, ça va secouer !

Les implications d’une BMW E60 d’occasion

DSC_0309_2 [4]Pour sa cinquième génération, la BMW série 5 a adopté le nom de code « E60 » bien connu des amateurs de la marque à l’hélice. Les toutes premières fournées furent livrées en août 2003, alors qu’un lifting de mi-parcours fut opéré au début de l’année 2007. Depuis le printemps 2010, la sixième génération (« F10 ») a pris la relève. Vous trouverez donc sur le marché de l’occasion deux versions sensiblement différentes de la série 5 « E60 », selon que sa date de construction se situe entre 2003 et 2007, ou entre 2007 et 2010. On peut s’en douter, les véhicules produits après 2007 ont corrigé un certain nombre de maladies de jeunesse (et quelles maladies !) tout en apportant quelques améliorations notables.

La gamme de motorisations essence fut extrêmement large, en commençant par la 520i (170 cv) jusqu’à la 550i (367 cv), sans oublier bien sûr la mythique M5 (507 cv). Si à sa commercialisation en 2003, la série 5 n’offrait que des moteurs six cylindres en ligne et des V8, le lifting de 2007 introduisit un quatre cylindres en ligne pour la 520i. Il est à noter que ces déclinaisons essence sont très difficiles à trouver en occasion (les 520i et 525i étant les plus courantes), tant la routière de BMW est prisée dans ses déclinaisons au diesel. Pour ce dernier carburant, les versions disponibles furent la 520d (163 cv), la 525d (163/177 cv avant 2007, 197 cv ensuite), la 530d (218 cv avant 2007, 231 cv ensuite) et l’affolante 535d (272 cv avant 2007, 286 cv ensuite). Fait étonnant, la 525d (modèle testé) avait une cylindrée de 2497 cm³ entre 2003 et 2007, pour passer ensuite à 2993 cm³ (même bloc que la 530d). Un point dont il est impératif de tenir compte chez nous, vu que la taxe de circulation annuelle est calculée sur cette valeur.

À bien des égards, une BMW série 5 d’occasion peut s’avérer intéressante. Premièrement, son acquisition permet de rouler dans un véhicule « premium » haut de gamme pour le prix d’une nouvelle VW Golf, d’une Opel Astra ou d’une Peugeot 508 de base. Dégageant énormément de classe et de prestance après huit ans d’existence, la série 5 « E60 » a très bien traversé les années et rivalise encore aujourd’hui avec d’autres véhicules du segment inférieur (série 3, A4, Insignia, etc.). Notez qu’il est tout à fait possible de trouver une bonne « E60 » sur le marché de l’occasion à partir de 15.000 €.

DSC_0304 [5]Deuxièmement, la série 5 est une très bonne routière. Si vous empruntez chaque jour l’autoroute afin de vous rendre au travail, vous effectuerez vos trajets sereinement, confortablement, avec tous les artifices nécessaires pour que votre voyage vous paraisse le plus court et le moins contraignant possible. Le système de navigation GPS complet, associé à l’iDrive, constitue un équipement qu’il est judicieux de briguer lors de la recherche d’une série 5 usagée. En effet, ce système se montre performant, intuitif et efficace. Le régulateur de vitesse, l’allumage automatique des phares et le déclenchement automatique des essuies-glaces vous permettront également d’effectuer votre croisière avec un minimum d’efforts – cherchez donc ces options, elles vous seront utiles.

Troisièmement, la série 5 est une voiture puissante : l’entrée de gamme diesel fournit déjà 163 cv, envoyant ses passagers au delà des 215 km/h. Sur l’autoroute, lieu de prédilection de cette voiture, les reprises sont déjà très bonnes avec le quatre cylindres diesel. Ceci permet des dépassements aisés, même sans rétrograder, et de bonnes poussées lorsque cela s’avère nécessaire.

Quatrièmement, la série 5 est loin d’être une voiture exotique : toutes ses pièces sont communes, faciles à commander en magasin ou à dénicher sur Internet (eBay Allemagne, par exemple). De nombreux garagistes pourront facilement effectuer un bon entretien, et il vous sera aisé de dénicher une flopée d’accessoires pour votre nouvelle monture, des tapis de sols jusqu’au kit de carrosserie si l’envie vous en prenait.

DSC_0314 [6]Enfin cinquièmement, la valeur de revente d’une « E60 » sera toujours très avantageuse, malgré la dévaluation inhérente au marché. Ce véhicule est très largement recherché sur ce dernier, et pour peu que votre voiture soit bien entretenue, vous en tirerez un bon prix lorsque vous déciderez de la vendre. Évitez de céder une « E60 » à un vendeur professionnel qui vous la reprendra au rabais ; avec un peu de patience, vous trouverez à coup sûr un acheteur qui sera prêt à mettre le prix que vous attribuez à votre série 5.

S’il devait n’y avoir qu’une seule ombre à ce tableau, ce serait bien les coûts. Les pièces d’usure telles que les pneus, les disques ou plaquettes de frein, les filtres et lubrifiants sont à la hauteur de l’envergure de la voiture, et sont donc plus chères que pour une petite citadine. Pour peu que vous ayez à changer une pièce moins courante comme le collecteur d’admission (on y reviendra…), la facture risque d’être très salée – d’autant plus que les tarifs pratiqués par les concessions BMW sont loin d’être abordables. Le réservoir à carburant – d’une capacité de 70 litres – ainsi que la consommation indécente de cette routière ne laisseront pas votre portefeuille indifférent. Enfin, mention spéciale pour la Belgique, le système de taxes automobiles n’épargne pas les acquéreurs de BMW série 5, désavantagés par la puissance du véhicule (minimum de 163 cv) pour la mise en circulation, et par sa cylindrée pour la taxe annuelle basée sur cette dernière.

Une allure de guerrière

DSC_0251 [7]La BMW série 5 « E60 » affiche clairement une rupture stylistique par rapport à ses devancières. Au premier coup d’œil, on remarque l’imposante stature du véhicule tant à l’avant qu’à l’arrière, la ligne générale dégageant immédiatement un sentiment de puissance et de sécurité. Les principaux codes de style propres à BMW se sont vus remis en question par la plume graphique de Chris Bangle, un designer qui fit crier plus d’un puriste au scandale tant cette série 5 a divisé l’opinion lors de sa présentation au grand public.

À l’avant, cette « E60 » présente avant tout des nasaux plus larges et nettement plus travaillés qu’à l’accoutumée. Jadis haute et étroite, aux lignes angulaires, cette calandre emblématique du fabricant est ici étirée en largeur et considérablement arrondie, laissant une petite empreinte sur le bout du capot. Ce dernier se révèle d’ailleurs plus haut que sur les anciens modèles, s’élevant abruptement au niveau des ailes pour rencontrer deux nervures courbées se prolongeant de part et d’autre de la calandre. Autrefois bien alignés avec celle-ci, les blocs optiques en sont ici totalement dissociés et témoignent de la volonté du constructeur de présenter un agencement contemporain de la face avant. Ainsi, les phares longs et rectilignes ont laissé la place à des blocs très travaillés, arrondis et s’allongeant allégrement sur la hauteur de l’aile. Toujours présents, les deux blocs ronds composant chaque phare sont cerclés de feux de position « angel eyes » qui furent un véritable coup de cœur dans le monde de l’automobile – et qui se montrent aujourd’hui incontournables sur l’ensemble de la gamme BMW. Ces feux de position ont été rehaussés d’une paupière de phare lumineuse du plus bel effet, diffusant une douce lumière orange dans la pénombre.

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Le profil se montre assez sobre mais néanmoins agréable à l’œil. La ceinture de caisse, peu travaillée, présente une nervure traversant le flanc de part et d’autre. Filant du clignotant avant jusqu’à son équivalent arrière, celle-ci ne traverse pas les poignées de portes (une pratique stylistique qui arrivera plus tard). Une seconde proéminence souligne le bas des portières avant et arrière, alors que le bas de caisse large et lisse s’intègre subtilement avec le reste de la carrosserie. On remarquera les passages de roues relativement larges, notamment à l’arrière, conférant à l’auto sa stature particulière ainsi que son aura de puissance. DSC_0288 [9]L’arrière, quant à lui, a nettement pris de l’embonpoint par rapport aux précédentes générations de série 5 – un coffre rehaussé et un pare-chocs légèrement abaissé en sont la cause. Sous cette prise de vue, ce sont les feux qui font preuve d’une certaine originalité par leur design plongeant et leur composition striée. Enfin, la série 5 « E60 » a adopté une double sortie d’échappement chromée dans sa version 525d (testée). Petite anecdote, chaque motorisation possède une sortie d’échappement différente, ce qui permet de les différencier rapidement. Ainsi la 520d est équipée d’une simple sortie ovale, alors que la 530d possède une double sortie dirigée vers le bas. La 535d, quant à elle, possède une double sortie comme pour la 525d, mais légèrement plus large. On ne vous y prendra plus !

La suite présidentielle

Gage de luxe et de confort, la « E60 » offre tout naturellement un habitacle travaillé, accueillant et dégageant une grande impression de qualité. Tout comme sa grande sœur la série 7 (E65), la série 5 adopte un tableau de bord ondulé, soulignant à la fois les compteurs mais également l’emplacement réservé à l’iDrive, l’ordinateur de bord multifonctions de BMW, muni d’un écran LCD couleur. Cet emplacement se retrouve dans toutes les séries 5 « E60 », quelque soit leur niveau de finition et d’équipements (contrairement à la série 3 « E90 »). La partie inférieure du tableau de bord présente une bien large insertion décorative qui traverse ce dernier de part et d’autre en incorporant soigneusement les bouches d’aération. Cette insertion décorative, combinée aux autres ornements de l’habitacle (poignées de porte avants et arrières, contour du levier de vitesse) se décline en de nombreuses variantes d’imitation de bois et d’aluminium. La console centrale ne s’encombre pas d’une flopée de boutons, on retrouvera les commandes de ventilation/climatisation habituelles ainsi que l’activation/désactivation des systèmes d’aide à la conduite (DSC), et éventuellement la commande des sièges chauffants lorsque cette option est disponible. Pour les habitués de la marque à l’hélice, aucune perte de repères dans l’ergonomie des commandes n’est à déclarer. La navigation GPS, la lecture audio CD ou la connexion téléphone se commandent via l’iDrive afin d’éviter de submerger la console centrale.DSC_0302 [10]

Généralement bien équipée, une série 5 achetée d’occasion permet à son acquéreur d’accéder à certaines options qu’il est difficile d’obtenir à moindre coût sur de nouveaux modèles. Ainsi, il est pratiquement impossible de trouver une « E60 » dont les sièges sont dépourvus de cuir ; à ce niveau de gamme, rares sont ceux qui commandèrent leur voiture sans cette incontournable finition. Cette voiture est également équipée de série d’un système « iDrive » avec écran LCD couleur au format 4/3, alors qu’une plus grande version 16/9 était disponible en option. Dans les deux cas, le système de navigation GPS peut y être adjoint et apparaît très commun sur le marché de l’occasion pour cette berline. L’assistance au parking à l’arrière comme à l’avant (PDC), l’activation automatique des essuies-glaces ou l’allumage automatique des phares sont d’autres équipements relativement courants. A contrario, la climatisation électronique multi-zones se dégote moins facilement sur le marché, tout comme les phares au xénon ou les sièges électriques et chauffants. Ces trois options peuvent ainsi faire augmenter la valeur de revente d’une « E60 » et devraient interpeller le futur acquéreur quant à son choix définitif.

DSC_0306 [11]Si les matériaux de l’habitacle sont assurément de très bonne facture, l’assemblage laisse hélas parfois à désirer. Avec le temps, certains éléments finissent par se détériorer, notamment le tableau de bord qui peut devenir bruyant (cliquetis) tout comme les attaches de ceinture de sécurité, alors que les portes-gobelet restent facilement coincés. Les trappes d’aération se révèlent également assez fragiles, prenez garde à les manipuler avec précautions. Néanmoins, l’ensemble de l’habitacle conserve une très bonne robustesse après sept années et/ou plus de 100.000 kilomètres. En outre, les sièges en cuir s’abiment très peu, contrairement aux nouvelles série 3 (« E90 ») et série 1 (« E87 »), ainsi qu’aux concurrentes de chez Audi. Par ailleurs, on saluera évidemment la place disponible aux genoux pour les passagers arrières, la hauteur de toit très correcte – même pour des adultes – ainsi que le très bon volume du coffre, d’une capacité de 520 litres (néanmoins moins spacieux que dans une Audi A6 ou une Mercedes-Benz classe E).

Et la cavalerie arriva

Une fois la clé de contact tournée, le bouilleur diesel de la 525d (2497 cc³ dans la version testée) met en marche ses six cylindres. Premier constat : c’est bruyant, et cela vibre beaucoup. Le ronronnement du moteur est atténué, certes, mais l’on pouvait s’attendre à de meilleures prestations sur une telle berline. Sensation accentuée par la vibration du tableau de bord (suite à son usure) et du levier de vitesses. En montant dans les tours, cela ne s’arrange pas : le moteur chante faux et ses vocalises sont loin d’être linéaires. Si l’on peut reconnaître que le bloc six cylindres diesel possède une sonorité plus affûtée que sur un moteur plus commun (TDI de VW ou DCI de Renault), elle n’en reste pas moins déplaisante.DSC_0330 [12]

Fort heureusement, les très bonnes performances du moteur nous font vite oublier le reste. Plutôt creux à bas régime, ce dernier révèle toute sa puissance au delà de 2500 tours/minute. La boîte six vitesses, plutôt linéaire, permet des montées en régime assez longues afin de profiter au maximum du couple disponible. Sur l’autoroute, pour laquelle la série 5 est toute destinée, les reprises sont assez bonnes et les derniers rapports se révèlent très souples et agréables. À 120 km/h, en sixième, la poussée jusque 160 km/h se fait de manière franche et directe. En vitesse de pointe, la bête peut prétendre à 230 km/h sans trop de soucis, à effectuer sur circuit bien entendu. Et pour freiner ses ardeurs, la Série 5 dispose de freins très puissants, tout à fait adaptés à la bête.

Malgré un poids de 1805 Kg, cette « E60 » est plutôt sécurisante dans les virages. Sur sol sec, l’on peut se montrer vraiment confiant : la voiture ne sous-vire pas, et s’inscrit facilement en courbes. Sur sol mouillé, bien sûr, la tendance est tout autre : le sur-virage est nettement plus probable, bien que le correcteur de stabilité (ASC) et l’anti-patinage (DSC) soient diablement efficaces. Sans les désactiver, il est vraiment laborieux de faire chasser l’arrière de l’auto – même en s’y efforçant. Ainsi, même si cette série 5 peut rapidement sur-virer sur sol mouillé, l’électronique rattrapera rapidement le coup de façon à ce que la glissade soit minime et presque imperceptible. Une petite ombre vient néanmoins tacher ce joli tableau : la prise de roulis. En ville, en virant à 90 degrés ou en empruntant un rond-point, l’effet de roulis se fait instantanément sentir, tant l’appui sur l’amortissement avant est important. Certaines personnes de petite stature se verront même glisser sur les sièges peu enveloppant lors d’un virage, alors que par ailleurs la conduite sportive devient contraignante. Ces observations confirment la vocation de cette automobile : c’est une routière faite pour l’autoroute.

Les problèmes et pannes à connaître

Comme la plupart des automobiles, la BMW 525d « E60 » a souffert de quelques écueils de fiabilité dont certains – aberrants sur une telle voiture – méritent vraiment que l’on s’y intéresse. En ayant ces quelques problèmes en tête, vous pourrez mieux appréhender l’achat d’une 525d et saurez quels sont les points cruciaux que vous devrez absolument contrôler.

Premièrement, la légendaire casse des clapets du collecteur d’admission : sur ce dernier, des clapets contrôlés électroniquement peuvent s’ouvrir et se refermer afin de doser le flux d’air frais entrant dans la chambre à combustion. De mauvaise facture et se détériorant à cause des gaz d’échappement (réinjectés dans le circuit d’admission par la soupape EGR), ces clapets peuvent casser et glisser dans la culasse du moteur, entraînant la destruction de ce dernier. Une telle mésaventure pourrait vous coûter plus de 5000 € en réparations. Cette casse peut survenir à tout moment, à 80.000 kilomètres comme à 160.000. Si vous achetez une série 5 d’occasion diesel, prenez bien soin de vérifier si le collecteur a été remplacé et dans le cas contraire, faites le contrôler au plus vite. Un collecteur neuf coûte environ 600 €, hors main d’œuvre. Ce défaut a été corrigé à partir de 2007.

Deuxièmement, l’obstruction de la pompe à carburant. Pour peu que le diesel utilisé pour alimenter la 525d soit de qualité inférieure, la pompe à carburant risque très sérieusement de s’encrasser. Lorsque cela se produit, les conséquences peuvent être vraiment désagréables. Non alimenté, le moteur s’arrête net et vous oblige à vous ranger sur le bas-côté (si un tel aménagement est à votre portée). S’en suivra immanquablement un appel à la dépanneuse et un remplacement de la pompe, qui coûte environ 350 € (sans compter la main d’œuvre).

Troisièmement, le système électronique de la voiture et son boîtier central peuvent jouer certains tours : écran LCD qui s’éteint inopinément, feux clignotants ou de recul qui fonctionnent par intermittence, ASC/DSC qui se désactive ou système anti-pincement défaillant sont autant de déboires inhérents à un dysfonctionnement du système électronique de l’auto. Là aussi, le remplacement de la pièce sera envisagé, et seul un concessionnaire agréé pourra vous effectuer la réparation.

Enfin quatrièmement, les injecteurs des série 5 diesel sont connus pour se gripper facilement. La faute – encore une fois – à un carburant bon marché qui, dénué d’additifs et comportant quelques gouttes d’eau, aura rapidement raison du système d’injection. Les injecteurs BMW peuvent être contrôlés chez un diéséliste Bosch, une intervention qu’il vous incombera d’effectuer si vous remarquez une perte de puissance, un ralenti instable ou encore des fumées noires à l’accélération.

À ces quelques maladies, l’on peut rajouter l’usure (trop) rapide de certaines pièces du moteur telles que l’alternateur, les bougies de préchauffage ou encore la soupape EGR. Attention donc, si vous envisagez d’acheter une série 5 d’occasion, vérifiez par deux fois les interventions effectuées sur le véhicule, et n’hésitez pas à la faire inspecter par un garagiste agréé avant d’acheter.

Entre satisfactions et déceptions

Colosse au pied d’argile, la BMW série 5 surprend tant par ses qualités que par ses défauts. Dégageant une indéniable classe par son design avant-gardiste et sa stature musclée, offrant un habitacle confortable, robuste et très bien équipé, la série 5 souffre également de quelques maladies de jeunesse qui peuvent coûter très cher. Puissante quelque soit sa motorisation, la bête se prête pourtant assez mal à la conduite sportive à cause d’un roulis excessif et d’un amortissement « bateau ». Une voiture destinée à sillonner les autoroutes où elle offre le plus de sérénité et de satisfaction.

Les plus et les moins

Les plus :

  • Design extérieur classe et impressionnant
  • Niveau d’équipement de série et optionnel
  • Robustesse des matériaux de l’habitacle (cuir)
  • Performances du moteur (525d)
  • Ergonomie et prise en main, malgré sa longueur

Les moins :

  • Fiabilité déconcertante et usure rapide de certaines pièces
  • Bruits parasites et cliquetis dans l’habitacle
  • Consommation
  • Sonorité du moteur et insonorisation de ce dernier
  • Prise de roulis excessive
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