Essai Nouvelle Ford Mondeo 1.6 TDCi Titanium

Enfin ! Deux ans après que l’on ait salivé sur la nouvelle Ford Fusion dévoilée aux Etats-Unis – et dont elle est la sœur jumelle, la nouvelle Ford Mondeo nous est arrivée après plusieurs reports. Avec un design plus que réussi et une flopée d’équipements technologiques, elle possède de solides arguments pour convaincre. Essai détaillé de la version Clipper (break) en finition Titanium, avec une galerie de 50 photos !

Anticipée depuis 2011, la quatrième génération de la Ford Mondeo – la berline familiale de segment D du constructeur américain – s’est quelque peu faite attendre. Si le concept Evos présenté au Salon de l’automobile de Francfort en septembre 2011 laissait deviner les traits des futures réalisations Ford telles que la Mondeo ou la Mustang, la présentation officielle de la Ford Fusion américaine au North American International Auto Show (NAIAS) de Détroit en janvier 2012 officialisa quant à elle le visage définitif de « notre » nouvelle Mondeo. En effet, cette dernière partage pratiquement tout avec sa sœur jumelle américaine, de la carrosserie à l’habitacle en passant par la plateforme ainsi que certains moteurs. Néanmoins, si la Ford Fusion fut commercialisée fin 2012 aux Etats-Unis, il aura fallu attendre deux années supplémentaires pour voir apparaître la nouvelle Mondeo sur le vieux continent (fin 2014). En cause, l’adaptation du véhicule aux normes européennes (notamment en matière de sécurité) et la fermeture de l’usine Ford de Genk (en Belgique) où étaient assemblées les Mondeo depuis 1993. C’est donc à Valence, en Espagne, qu’est désormais produite la nouvelle berline destinée au marché européen. Rien de fâcheux dans ce planning, cependant, car les trois précédentes générations de Ford Mondeo se maintinrent au catalogue pendant sept ans : de 1993 à 2000 pour la première, de 2000 à 2007 pour la seconde et de 2007 à 2014 pour l’avant-dernière mouture. Voici donc venue la quatrième génération promouvant la nouvelle identité stylistique de Ford avec un design extérieur particulièrement réussi, un habitacle confortable, un équipement plantureux et de nouvelles technologies abouties à la hauteur de la concurrence… voire au delà. Essai de ce tout nouveau véhicule dans sa version « Clipper » (break), pourvu de la finition « Titanium » et motorisé par le bloc diesel 1,6 litres Duratorq TDCi ECOnetic de 115 chevaux rejetant seulement 99 g de CO2 par kilomètre (94 g pour la version cinq portes), parfait pour un leasing automobile.

Au cœur d’une nouvelle identité visuelle remarquable


Premier contact, premier coup d’œil, premier constat : en découvrant la nouvelle Ford Mondeo, il est difficile de ne pas être séduit par son look. Qu’il soit ou non adorateur du constructeur américain, tout véritable passionné d’automobiles ne peut que s’immobiliser devant cette audacieuse carrosserie. C’est d’ailleurs principalement à l’avant du véhicule que la révolution stylistique amorce sa séduction. La proue est large, imposante, à la fois sécurisante et agressive, ce grâce à plusieurs atouts. Premièrement, le capot présente des lignes effilées, épointées, marquant ce dernier tant au centre qu’aux abords des blocs optiques où elles rejoignent joliment les montants de portes avant d’une part et le pare-chocs de l’autre. Ces nervures rehaussent le capot à deux reprises, conférant déjà à l’auto une bonne dose de dynamisme. Un dessin qui n’est pas sans rappeler certaines récentes Jaguar, bien que le parallèle avec les anglaises ne s’arrête pas là. En effet, la calandre de cette nouvelle Mondeo constitue le second atout de cette face avant. Un petit air d’Aston Martin, dirons-nous ? Un petit air rétro, plutôt, qui s’intègre parfaitement avec le reste des éléments. Large, très haute et pratiquement verticale, cette calandre fait la part belle aux traverses et cerclages chromés. A bien y regarder, c’est probablement auprès de la célèbre Mustang que les designers ont puisé leur inspiration. Troisième atout : les phares, bien entendu, dont les traits fins et fuselés renforcent la pugnacité perçue au premier regard. De plus, la constitution des optiques à l’intérieur du bloc est complexe et travaillée, et ce même pour la version standard halogène – contrairement à de nombreuses allemandes où l’esthétique des phares de série est franchement amorphe et enlève un cachet non négligeable. Toutes ces caractéristiques se retrouvent dès la finition d’entrée de gamme, « Ambiente ». La finition « Titanium », sommet actuel de la gamme, offre à la face avant une touche de chrome supplémentaire autour des feux antibrouillard et de la grille inférieure (visible sur notre modèle d’essai). En bref, ce nouveau visage distingue fortement le nouveau modèle de Ford Mondeo de ses prédécesseurs et représente désormais le code esthétique de la marque, que l’on retrouvera sur d’autres membres de la famille comme la Focus, la Fiesta ou même la Mustang.

Le profil du véhicule est plus classique, bien que tout autant appréciable, appliquant les formules à la mode chez de nombreux constructeur. Primo, une arête traverse le flanc de part en part, du phare avant jusqu’au feu arrière en passant par les poignées de porte. Tout comme sur le capot, cette dernière est très marquée et souligne parfaitement la silhouette de la Mondeo quelque soit l’angle de vision. Secundo, un sillon plus large et moins marqué s’érige dans le bas des portières, assurant une liaison visuelle entre les côtés et l’arrière de la berline. Tertio, les rétroviseurs sont directement connectés aux portières pour une meilleure visibilité au niveau du montant de pare-brise. Par ailleurs, le trois quarts arrière affiche une belle fluidité où les vitres fuient dynamiquement vers le hayon. Ce dernier se démarque beaucoup moins de la génération précédente que la face avant. Néanmoins, l’on peut louer le seuil de chargement très bas ainsi que les dimensions de la lunette arrière, offrant un maximum de visibilité lors des manœuvres tout comme sur la route. Les feux arrière sont équipés de diodes électroluminescentes (LED) de série en cercle complet sur toutes les variantes « Clipper » ainsi que sur la berline « Titanium », alors que les finitions « Ambiente » et « Trend » de cette dernière se contentent d’un demi-cercle éclairé. Équipée de plus gros moteurs comme le 2,0 litres EcoBoost ou le 2,0 litres Duratorq TDCi, la Ford Mondeo se pare de deux sorties d’échappement chromée et intégrée au bas du pare-chocs arrière. Celles-ci sont hélas absentes sur la version ECOnetic propulsée par le petit 1,6 litres diesel. Pour terminer, signalons que les grilles avant et arrière inférieures tout comme les jupes latérales ne sont peintes en couleur carrosserie que sur la version « Titanium ». Par contre, les longerons de toit sont chromés quelque soit la finition choisie. Quant aux phares, la seule alternative aux halogènes sont les blocs optiques optionnels « Ford Dynamic LED » avec éclairage dynamique.

Douce évolution de l’habitacle

A l’intérieur, il est plus adéquat de parler d’évolution que de révolution. Si l’habitacle fait la part belle aux nouvelles technologies (nous y reviendrons), la qualité des matériaux utilisés progresse très peu par rapport à la mouture précédente alors que le look du tableau de bord conserve un air de parenté avec cette dernière. On y retrouve une colonne centrale contrastant avec le reste de l’ensemble, cerclée d’un plastique argenté de moyenne facture ainsi qu’un insert chromé surplombant la boîte à gants qui a quant à elle gagné en volume. Par ailleurs, si l’ancrage des rétroviseurs aux portières permet de gagner en visibilité grâce à une petite vitre se trouvant désormais au coin de celles-ci, le montant A s’avère encore un peu trop épais. Les aérateurs ont pour leur part abandonné leur ancienne forme sphérique au profit d’un aspect plus moderne. Autour de certaines commandes trouve-t-on également, ça et là, un listel chromé améliorant la qualité perçue – c’est notamment le cas du bouton de réglage des phares ou celui de fermeture centralisée des portes, sur la portière conducteur. Sur le modèle d’essais, les sièges sport (réservés à la finition « Titanium ») offrent un excellent maintien latéral tout en assurant un très bon confort général. Les appuies-tête, destinés à mieux soutenir la nuque lors des longs trajets, demandent un léger temps d’adaptation suite à leur position relativement avancée. Trois niveaux de garnitures sont disponibles pour les assises : tissu classique (« Cypress »), tissu haute qualité (« Prada ») et cuir complet avec parties perforées (« Luxury »). A l’arrière, la garde au toit est suffisante pour un adulte dans cette version break, tout comme la place aux genoux qui se montre tout à fait convenable. Le volume du coffre, quant à lui, atteint 525 litres au cache bagage (500 litres avec roue de secours de type « galette », et 488 litres avec roue normale) et jusqu’à 1630 litres en chargeant jusqu’au toit et en rabattant la banquette arrière. Au rayon des nouveautés remarquables, citons l’utilisation d’un frein à main électronique qui s’active ou se désactive par la seule pression d’un bouton sur la colonne centrale (ceci en équipement standard sur toutes les finitions), un combiné d’instruments et de compteurs entièrement digitaux avec écrans LED affichant diverses informations utiles (uniquement sur la version « Titanium ») ou encore un petit écran digital de rappel au centre du tableau de bord, près du pare-brise.

Concernant la dotation de série des équipements intérieurs, l’on compte entre autres les poignées de porte chromées, le volant gainé de cuir réglable en hauteur et en profondeur, des rétroviseurs électriques et chauffants, un espace de rangement sous l’accoudoir ainsi qu’un double porte-gobelets, une console supérieure avec éclairage de courtoisie, liseuses et emplacement pour lunettes de soleil, un espace de rangement à l’arrière des sièges avant, un indicateur de changement de vitesse, un support lombaire réglable sur le siège conducteur, une banquette arrière rabattable 60/40, des anneaux d’arrimage dans le coffre et une protection du seuil de ce dernier. Dès la finition « Trend » s’ajoutent un pommeau de levier de vitesse en cuir, un combiné radio/CD avec écran 4 pouces, huit haut-parleurs et connexion USB, une climatisation automatique à double commande desservant également les passagers arrière, un accoudoir dans le dossier de la banquette arrière avec espace de rangement, l’ouverture et la fermeture électrique globale des vitres avant et arrière avec commande à impulsion plus un support lombaire réglable pour le siège passager. Enfin, le haut de gamme « Titanium » complète cet attirail avec l’allumage automatique des phares incluant la gestion des feux de route, l’activation automatique des essuie-glaces avec sensitivité réglable, le pare-brise chauffant « Quickclear », une protection du seuil de porte en finition brillante, le système de connectivité Ford SYNC 1.1, un tableau de bord premium, le démarrage du véhicule sans clé avec bouton « Ford Power », le régulateur de vitesse (avec limitateur), un accoudoir central avant premium réglable et enfin, une temporisation de l’éclairage ambiant.

Bienvenue dans un monde hautement technologique

S’il est un domaine dans lequel cette nouvelle Ford Mondeo excelle, c’est bien celui des technologies d’assistance, de sécurité et de connectivité. Au travers d’une simple gamme de packs optionnels complets, clairement définis et relativement abordables (par rapport à la concurrence), le constructeur américain met à disposition du commun des mortels (ou presque) une flopée de fonctionnalités plus étonnantes les unes que les autres, à la fois faciles à utiliser, non intrusives et vivement efficaces. L’aide au stationnement active, par exemple, dote le véhicule d’une série de capteurs et d’une caméra de recul permettant de visualiser la trajectoire de ce dernier une fois la marche arrière enclenchée. En plus d’un signal sonore, une représentation visuelle sur l’écran de la console centrale vous indique la présence d’obstacle(s) tout autour du véhicule – pas seulement à l’avant et à l’arrière – à l’aide de zones colorées. Mieux : en appuyant sur un bouton situé sur la console centrale, le système scanne la route (du côté où le clignotant est enclenché) à la recherche d’espace disponible pour se garer en créneau. Une fois la place trouvée, le système vous invite à lâcher le volant, enclencher la marche arrière et accélérer doucement… C’est alors que la voiture se gare toute seule, comme une grande, avec une précision bluffante. Le conducteur est juste appelé à passer de la marche arrière à la marche avant (plusieurs fois de suite si nécessaire) et de contrôler l’accélération et le freinage. Testée à plusieurs reprises lors de cet essai, cette fonctionnalité s’est avérée très utile et aboutie lors d’un créneau entre deux véhicules avec seulement 20% d’espace supplémentaire par rapport à la longueur de l’auto. Seuls quelques cas pathologiques peuvent prendre la fonction à défaut comme la présence d’un fin poteau, d’un tronc d’arbre ou d’un cyclomoteur par exemple. Dans un autre registre, le système de navigation haut de gamme SONY lequel inclut un écran tactile 8 pouces, douze haut-parleurs, la technologie SYNC2 avec connexion Bluetooth et commande vocale s’avère tout aussi impressionnant. L’écran tactile, réactif, permet de naviguer parmi quatre catégories principales que sont la gestion de la téléphonie, la navigation GPS, le divertissement musical et la commande de la climatisation. Après un rapide apprentissage, il s’avère commode de passer d’une catégorie à une autre quelque soit le visuel affiché à l’écran. En outre, ce système permet le paramétrage pointu de nombreux réglages pour chacune des fonctionnalités disponibles. Après avoir laissé le système télécharger depuis votre smartphone votre répertoire de contacts avec leur photo mais aussi vos SMS, il suffit d’appuyer sur le bouton de Voice Control situé sur le volant afin d’être appelé à formuler une commande telle que « Appeler Robert Viseur » ou « Lire mes messages ». Le téléphone est cependant loin d’être le seul instrument à pouvoir être contrôlé par la voix : il est ainsi possible de demander au système GPS de suivre une adresse ou de localiser un point d’intérêt, de sélectionner le titre de musique à jouer ou encore de régler la température de la climatisation automatique. Les tentatives réalisées au cours de ce test furent toutes fructueuses et jamais le système SYNC2 n’a buté sur un mot ou l’autre, même en circulant sur l’autoroute où les bruits périphériques sont plus importants. Sans transition, les déplacements sur autoroute se montreront plus agréables grâce au régulateur de vitesse adaptatif permettant de fixer, en plus de la vitesse de croisière, une distance de sécurité à respecter entre la Mondeo et le véhicule la précédant. Lorsque ce dernier ralentit, l’auto en fait autant, et ne reprend sa vitesse fixée qu’une fois la distance limite à nouveau applicable. Un système idéal, donc, pour les longs trajets aux heures de pointe sur la E42 ou la E19, pour ne citer qu’elles. Et lors d’embouteillages sur celles-ci, ce qui n’est pas fait rare, l’équipement optionnel « Active City Stop » viendra judicieusement compléter le régulateur sus-cité. Ce procédé permet de détecter, à faible vitesse, les risques de collision vis-à-vis du véhicule à l’avant et d’appliquer un freinage d’urgence si le conducteur, perdu dans ses pensées, ne réagit pas à temps. Dans le domaine de la sécurité, un autre système optionnel est le BLIS (pour « Blind Spot Information System ») – soit un avertisseur visuel signalant, sur le rétroviseur conducteur, la présence d’un autre véhicule dans l’angle mort de celui-ci. Étrenné par Volvo il y a quelques années, ce mécanisme n’est désormais plus l’exclusivité du constructeur suédois et s’invite à bord de familiales plus accessibles et tout aussi sécurisante, à l’image de cette nouvelle Ford Mondeo. Enfin, cette dernière peut disposer en option de ceintures de sécurité arrière gonflables en cas de choc, une innovation pour laquelle le constructeur a déjà été primé.

De série, notre berline se dote tout de même de quelques éléments non négligeables comme l’ABS avec assistance au freinage électronique, le système de stabilité électronique (ESC) avec contrôle de la traction et assistance au freinage d’urgence (EBA), l’assistance au démarrage en côte (HSA) ou encore l’Intelligent Protection System (IPS) pourvoyant entre autres des ceintures de sécurité à prétensionneur variable et nombre d’airbags tels que les frontaux, latéraux, rideaux et genoux. La finition « Titanium », pour sa part, s’équipe de deux technologies supplémentaires profitables que sont le « Lane Keeping Aid » et le « Traffic Sign Recognition ». La première permet de conserver la trajectoire du véhicule sur l’autoroute ou toute autre voie où les bandes de circulation sont clairement délimitées. Lorsque l’on est en mouvement sur ces dernières, le système détecte la présence de marqueurs au sol et le confirme par un visuel explicite sur le combiné digital du tableau de bord. Si le conducteur, pour une raison ou l’autre, vient alors à dévier de sa trajectoire, le système le détecte et replace la voiture dans sa bande en agissant automatiquement sur la direction alors que le volant se met à trembler afin d’attirer l’attention de l’automobiliste. Gare à ceux qui changent de bande sans utiliser le clignotant : ce système risque de leur causer quelques surprises ! Heureusement pour ceux-là, la fonctionnalité est facilement désactivable via le combiné d’instruments. Lors de cet essai, le système s’est montré plutôt convaincant. N’imaginez pas qu’il permet de conduire sans les mains, cependant. Le système ne s’enclenche que lorsque le véhicule mord carrément sur les lignes délimitant la bande de circulation. De plus, l’ordinateur de bord ne manquera pas de vous rappeler à l’ordre en affichant une injonction à conduire les mains sur le volant. La seconde technologie permet, comme son nom l’indique, de reconnaître les panneaux de signalisation routière et notamment ceux indiquant la limitation de vitesse. Ce mécanisme non intrusif affiche simplement, au centre du compteur digital, la vitesse actuellement autorisée. En cas de doute, un coup d’œil sur le combiné d’instruments permet de se rappeler quelles sont les limites en vigueur. Et lorsque celles-ci sont dépassées, l’icône visuelle indiquant la vitesse maximale se met à clignoter – sans pour autant émettre de signal sonore énervant et distrayant.

Le confort prime sur le dynamisme

Une fois acquises les bases de la multitude de fonctions (ce qui sera prompt pour tout technophile), il est temps d’appuyer sur le bouton « Engine Start/Stop » afin de démarrer cette Mondeo (équipée du moteur 1,6 litres Duratorq TCDi ECOnetic) et lui donner ses premiers tours de roue. Vibrations et sonorité se montrent contenues au ralenti pour un moteur diesel, sans atteindre le niveau de discrétion d’un équivalent essence. En charge, le claquement habituel du moulin mazouté se fait évidemment entendre davantage, mais sans pour autant nuire au confort général de la conduite. A titre de comparaison, le bloc motopropulseur est plus silencieux qu’un DCi de Renault ou un CDI de chez Mercedes-Benz, par exemple. Sa sonorité, cependant, aurait gagné à être travaillée afin d’en atténuer le caractère raboteux inhérent au diesel, comme le fait plutôt bien le groupe Volkswagen A.G. pour ses véhicules. Cela étant, ce moteur développant 115 chevaux (84 kW) permet à notre break Ford de se mouvoir sans aucune peine et de s’insérer facilement dans le trafic, notamment grâce à son couple de 270 Nm disponible à très bas régime. Au démarrage depuis l’arrêt, le véhicule ne « broute » absolument pas et permet des bonnes accélérations sur les trois premiers rapports alors que la boîte manuelle à six rapports apparaît souple et n’accroche pas. Sur autoroute, les reprises se montrent un peu plus capricieuses et manquent de pèche (en cinquième et sixième), bien que l’auto soit tout-à-fait capable d’effectuer un dépassement sans trop traîner. Les amateurs de montée en régime et de dépassements francs et rapides devront sans nul doute se tourner plutôt vers le bloc 2,0 litres Duratorq TDCi offrant deux niveaux de puissance, 150 et 180 chevaux, avec un couple de 400 Nm pour le second.

Sur nos routes – parfois torturées, cette nouvelle Ford Mondeo « Clipper » procure un profond sentiment de sécurité et de sérénité. Son amortissement n’a rien à envier aux familiales de luxe à l’allemande et absorbe relativement bien les aspérités, irrégularités, bosses et creux que l’on peut rencontrer. Les jantes de 16 pouces équipant ce modèle ECOnetic n’y sont pas étrangères. Les sièges sport de notre version d’essai « Titanium » complètent admirablement bien ce tableau en offrant à la fois un excellent maintien latéral ainsi qu’un très bon agrément au niveau de l’assise. Que l’on ne s’y trompe pas : ces sièges sport ne sont en rien inconfortables, rigides ou étroits comme on pourrait le croire, mais participent réellement au confort et à la décontraction ressentie lors d’un long trajet combinant autoroutes, voies nationales et chaussées en agglomération. Une voiture qui semble logiquement toute destinée à la famille et à sa plaisance plutôt qu’à la conduite sportive ou brutale. Une impression confirmée au volant : si la berline prend peu de roulis dans les virages et les rond-points, une assez forte tendance au sous-virage se fait sentir dans ces situations. Un comportement « défensif » du train roulant qui n’inspire pas à pousser l’automobile jusqu’à ses limites ou à enchaîner les virages avec férocité, d’autant plus que la direction se montre davantage légère et quelque peu floue plutôt qu’incisive et communicatrice. Un véhicule qui ne lance pas d’attaque sur tous les fronts, donc, mais qui choisit de rester dignement dans son segment d’excellence… avec raison. Un dernier mot sur la consommation, argument de vente essentiel pour la campagne marketing de Ford concernant ce moteur ECOnetic. Les chiffres annoncés pour la version « Clipper » sont très bas : 3,8 L/100 km en cycle mixte (3,5 L en zone extra-urbaine et 4,2 L en ville) pour un rejet de CO2 de 99 g/km. Lors de cet essai, en conduite normale (c’est-à-dire sans s’arracher les cheveux dans le but de consommer le moins possible) et sans extravagance, la consommation moyenne est rapidement descendue en dessous des 5,5 L, tournant au final autour de 4,8 L. Une mesure plus fiable nécessitant cependant un essai longue durée d’au moins une semaine, l’on ne peut que rester prudent sur ces chiffres. Une chose est sûre : le moteur s’avère frugal.

Tarification en Belgique

La première configuration disponible pour cette nouvelle Ford Mondeo, à savoir la version 5 portes en finition « Trend » équipée du moteur 1,0 litres EcoBoost essence (125 ch) chiffre à 24.700 €, contre 26.950 € pour la version diesel 1,6 litres TDCi. Comptez 1500 € de différence entre la version 5 portes et le break quelque soient les motorisations et finitions. De même, sur notre modèle break ECOnetic, comptez 1500 € entre les versions « Trend » et « Titanium ». Concernant l’offre diesel, l’écart entre l’entrée de gamme (1,6 litres TDCi 115 ch boîte manuelle) et son sommet (2.0 TDCi 180 ch boîte automatique) se chiffre à 4750 €. Concernant l’équipement optionnel décrit précédemment, on retrouve l’aide au stationnement avant et arrière pour 450 €, le BLIS pour 550 €, le régulateur de vitesse adaptatif pour 1050 €, l’Active City Stop pour 220 € ou encore le système de navigation SONY avec écran 8 pouces et SYNC2 pour 1350 €. Le modèle testé se chiffre à 32.800 € (prix catalogue) ; pour cette configuration et grâce aux faibles rejets de CO2 (99 g/km), l’ATN 2015 (avantage toute nature) revient à 1771,2 € par an, soit 147,6 € par mois.

Concernant les motorisations, l’offre se résume comme suit :

  • En essence :
    • 1,0 L EcoBoost de 125 ch (92 kW) à partir de 24.700 € (indisponible en break) ;
    • 1.5 L EcoBoost de 160 ch (118 kW) à partir de 26.450 € (27.950 € pour le break) ;
    • 1.5 L EcoBoost de 160 ch (118 kW) en boîte automatique à partir de 28.450 € (29.950 € pour le break) ;
    • Uniquement avec finition « Titanium » :
      • 2.0 L EcoBoost de 203 ch (149 kW) en boîte automatique à partir de 32.450 € (33.950 € pour le break) ;
      • 2.0 L EcoBoost de 240 ch (176 kW) en boîte automatique à partir de 33.950 € (35.450 € pour le break).
  • En diesel :
    • 1,6 L TDCi de 115 ch (84 kW) à partir de 26.950 € (28.450 € pour le break) ;
    • Uniquement avec finition « Titanium » :
      • 2,0 L TDCi de 150 ch (110 kW) à partir de 29.950 € (31.450 € pour le break) ;
      • 2,0 L TDCi de 150 ch (110 kW) en boîte automatique à partir de 31.950 € (33.450 € pour le break) ;
      • 2,0 L TDCi de 180 ch (132 kW) à partir de 31.200 € (32.700 € pour le break) ;
      • 2,0 L TDCi de 180 ch (132 kW) en boîte automatique à partir de 33.200 € (34.700 € pour le break).

De nouveaux moteurs sont d’ores et déjà annoncés, notamment un diesel bi-turbo de plus de 200 chevaux.

Conclusions

Forte d’un design très avantageux, d’un équipement technologiquement avancé et d’un confort appréciable, la quatrième génération de Ford Mondeo possède de sérieux atouts pour séduire une clientèle de bons pères de famille, de cadres en entreprise ou de commerciaux sillonnant les routes. Esthétiquement remarquable, elle est apte à rester à la mode pendant une paire d’années, d’autant plus que ses équipements de sécurité et de confort sont à la pointe du progrès. A ce niveau, la politique du constructeur Ford en matière d’équipements optionnels permet de configurer un véhicule très bien fourni pour un prix contenu, un véritable atout face à la concurrence. En tant que véhicule de société, elle peut profiter d’un ATN (avantage toute nature) relativement bas grâce aux 99 g de CO2 rejetés par kilomètre pour la version break (94 g pour la berline) en optant pour le moteur 1,6 L TDCi ECOnetic, largement suffisant pour une utilisation quotidienne normale. Pour les amateurs de sensations fortes, de plus gros moteurs sont disponibles, même si cette nouvelle Mondeo n’a pas pour vocation première de rouler des mécaniques et d’enchaîner les virages.

Les plus

Les moins

+ Une esthétique très réussie
+ Equipements technologiques disponibles
+ Confort de l’habitacle et de l’amortissement
+ Qualité de la reconnaissance vocale
+ Politique et tarification des équipements
+ ATN en société pour le 1,6 TDCi
– Comportement sous-vireur du train avant
– Les finitions intérieures ne progressent pas
– Qualité visuelle du système GPS
– Sonorité du bloc 1,6 L TDCi

Essai réalisé avec l’aimable collaboration du concessionnaire MOSSELMANS MOTORS de Mons (Cuesmes), distributeur officiel de véhicules de tourisme et utilitaires Ford à la fois neufs et d’occasion. En plus d’assurer l’entretien, les révisions et réparations de tous véhicules Ford, l’établissement propose également la vente de pièces de rechange et d’accessoires.

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7 commentaires

  • Quid des performances ( vitesse de pointe , 0-100 , reprises 90-120 ) ?

    • Jérémie Chevalier

      Hélas, je ne me suis pas vraiment penché sur les performances de ce moteur étant donné sa vocation « familiale », je n’ai donc pas de chiffres précis à donner.

  • Pas moyen de savoir quel version possède deux sortie échappement car j ai commende une titanium2 litre diesel de 150cv

    • Jérémie Chevalier

      Bonjour, je ne suis pas 100 % sûr, mais je pense qu’en diesel, seule la version 2,0 L TDCI 180 ch possède les deux sorties d’échappement.

  • Pingback: Tout sur la nouvelle Ford Mustang européenne ! | CAMM

  • Merci pour cet essai,

    Car des essais sur les grosses cylindrées j’en trouve à la pelle, mais le petit moteur de « Monsieur et madame Toutlemonde », c’est comme s’il n’existait pas pour la majorité des journalistes automobile.
    Merci aussi de ne pas avoir parler trop technique, plus facile à comprendre pour le commun des mortels.
    Il ne manque plus que la petite vidéo de l’essai effectuer pour être complet.

    Cette Mondéo est une voiture splendide, elle n’a rien à envier à ses consoeurs.

  • Bel article ! Il n’y a qu’une seule chose que je trouve (un peu) râtée sur cette auto : c’est la planche de bord trop classique et du coup sans charme !

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